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PIERRE FILET

Eynesse (33) le 2 juin 1922 - Saint-Jean-d'Angély (17) le 3 février 2017.

Parler

de mon

Père.

Parce qu'il est des douleurs qui ne pleurent qu'à l'intérieur
Puisque ta maison, Aujourd'hui c'est l'horizon

Dans ton histoire, Garde en mémoire, Notre au revoir...

 

Ces forces ............................qui t'abandonnent.

Notre dernière année ensemble.

Le 2 juin 2016, tu allais célébrer ton

Quatre-vingt-quatorzième anniversaire.

Quand 15 jours avant, patatras te voilà pour ton premier séjour à l’hôpital. Insuffisance cardiaque qu’ils disent. Ton médecin de famille qui aurait voulu faire de toi un centenaire, laisse peu d’espoir. Pour lui, tu es au bout du rouleau, tout en toi n’est qu’insuffisance, te voilà sur la fin d'un si long parcours.

Après tes 94 ans se profile un autre anniversaire qui nous semble aujourd’hui hors de portée pour nous, le 6 Août c’est vos 70 ans de mariage.
Des noces de platine, là aussi quelle longue vie ensemble.

Une dernière petite fête organisée dans la salle de Saint-Loup.

pierre paule

pierre

aout

3f

pierre

Depuis la fin août 2016, tu vas tous les mois, faire un petit séjour à l’hôpital de Saint-Jean-d'Angély. Le plus souvent consécutif à une chute. Trop souvent pour nous, chaque fois après avoir passé de longues heures par terre, sans pouvoir te relever.

Le 30 janvier sera ta dernière hospitalisation à Saint-Jean-d’Angély, dans un lit que tu connaissais bien, Il te sera fatal.

hopital

Le 2 février, tu as alors 94 ans et huit mois, quand le médecin va nous prévenir que c’est sûrement ta dernière nuit.

Le lendemain
3 février 2017 à 8 heures 40,
ton décès sera constaté.

2017

J’avais compris qu’on était vieux en vous voyant à chaque arrivée du journal, vous précipiter sur la page des décès, dire celui-là on le connait puis le reposer pour le lire plus tard.

Un an avant presque jour pour jour on était réunis tous les cinq à Grand Champs. Tu pouvais encore monter les escaliers mais tu nous as dit que c’était de plus en plus dur.
Je me rappelle avoir apporté une bouteille de vin rouge, comme d’habitude tu as lu l’étiquette et ensuite tu nous as regardé la boire. Cette bouteille d’Eynesse, c’était un château Martet, les vignes qui sont devant le cimetière de tes parents.

Si sur la fin, on a été surpris de te voir si têtu ou plutôt obstiné, aujourd’hui on se rend bien compte que c’était par colère de ne plus avoir la force de faire les choses. Cette impuissance que tu avais dans les yeux, chaque fois que tu restais à coté de nous lorsque  l’on faisait le travail, ton travail que tu ne pouvais plus faire ce qui était impensable pour toi.

Nous voilà, rappelé à la triste réalité de la vie : tout à une fin. On commencait à te surnommer « le dernier des mohicans » à force de voir partir autour de toi tant de tes connaissances et tous ceux qui était dans ta vie d’ancien girondin. 94 ans cela relève presque du miracle quand on sait la longue carrière que tu as eu dans un milieu des plus malsain à respirer.

Pardon si demain on va abattre ce pêcher, ton pêcher qui lui est bien mort
depuis plus de trois ans déjà. Encore un symbole…..

MERCI, Merci pour tout, on est très fier de t'avoir eu comme PAPA.
Comment pourrait-on l'oublier, t'oublier.

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